Attention changements de programme !
La conférence de Valérie Coronas sur Les cellules souches, initialement prévue le 10 juin, aura lieu le 24 juin. Elle est remplacée le 10 juin par une conférence de René Ventola : Elégances de la Belle Epoque.
La conférence de Paulin Ismard sur L’esclavage en Grèce ancienne, initialement prévue le 17 juin, sera remplacée par une conférence de Daniel Bernard sur La rousseur dans l’art et les mentalités.
Merci de votre compréhension.
29 avril 2024 – De notre étoile aux confins du système solaire
Conférencière : Danièle Imbault, astrophysicienne, membre actif du CLEA, le comité de liaison enseignants-astronomes

Dans son tour de la Voie Lactée, notre étoile le Soleil entraîne un cortège de planètes et leurs satellites, dont chacun est un monde à part, ainsi qu’une multitude de comètes et d’astéroïdes, qui nous rendent parfois visite… de loin, heureusement. Pour comprendre ce « système solaire » et sa formation, observer à l’aide des plus grands télescopes ne suffit pas.
Depuis 60 ans, les scientifiques envoient régulièrement « sur place » des sondes spatiales, de plus en plus performantes, équipées d’instruments développés par des équipes internationales et destinés à ausculter ces astres si divers.
Partons donc ensemble à la découverte des nuages de Vénus (1985), des lunes de Jupiter (1995), des anneaux de Saturne (2005), du noyau de la comète Tchouri (2014) ou d’un lac asséché sur Mars (2021) !
Quelles sont les questions qui mobilisent les planétologues ? Et qu’attendons-nous des périples en cours vers le Soleil, Mercure, certains astéroïdes… ou les objets situés au-delà de Pluton ?
6 mai 2024 – Le paysage comme site, patrimoine et projet
Conférencier : Jacques Coulon, paysagiste, enseignant et maître d’œuvre dans l’espace public

Le paysage est un site, un patrimoine et un projet. Il est donc nature, histoire et aménagement. Les trois approches impliquent des réflexions profondes.
Quelles sont les relations entre les interventions de projet, le programme qui les déclenche et le territoire qui les accueille ? Comment l’activité humaine, agricole, économique, voire industrielle, participent-elles de l’idée de nature que porte le paysage ?
Quelle interaction entre notre histoire découverte dans l’épaisseur du territoire et la qualité paysagère des lieux que nous vivons ?
Aujourd’hui le paysage comme projet global est :
– associé ou confronté à la question de l’écologie
– réduit à des embellissements
– marginalisé dans les lieux emblématiques des parcs et jardins
Au travers des notions de prédation et de création, il est urgent d’élargir ce concept pour échapper aux poncifs qui l’accompagnent.
13 mai 2024 – La Comédie-Française
Conférencière : Aliette Martin, ancienne directrice déléguée à la programmation de la Comédie-Française

Indissociable de la vie de la troupe, dont elle connait mieux que quiconque le fonctionnement, les acteurs et les secrets, Aliette Martin nous livre ses souvenirs d’un demi-siècle de Comédie-Française, toute une vie de théâtre et de passion.
Aliette Martin a été engagée à la Comédie-Française par Pierre Dux pour s’occuper à ses côtés de la programmation. Nommée ensuite directrice de la coordination, puis directrice déléguée à la Programmation, de 1975 à 2017, elle a travaillé aux côtés de dix administrateurs successifs.
Elle a écrit ses souvenirs et nous les présente aujourd’hui dans son livre Ma Comédie française, Une histoire intime de la Maison de Molière.
« C’est le livre le plus inattendu, le plus savoureux, le plus amusant, le plus passionnant, le plus réjouissant, le plus enthousiaste, le plus drôle, le plus percutant, le plus insolent, le plus… intimiste qui ait été écrit sur la Comédie-Française. » Librairie théatrale.
27 mai 2024 – Dieux, devins et démons des Etrusques
Conférencière : Marie-Laurence Haack, étruscologue, professeure d’histoire ancienne à l’université de Picardie Jules-Verne

La religion des Etrusques, peuple de l’Italie pré-romaine, a souvent été considérée comme mystérieuse. On reviendra sur cette idée de mystère à l’aide des dernières découvertes de l’archéologie.
Les Etrusques avaient élaboré des moyens de communiquer avec les dieux qui faisaient l’admiration des peuples voisins. Ainsi, les Romains pensaient que ces voisins étaient « les plus religieux des hommes ». Ils se vantaient en effet de savoir deviner la volonté des dieux. Ils passaient pour être des experts dans la connaissance des rites et spécialistes de la divination. Les devins étrusques consultaient le ciel, les entrailles des victimes de sacrifices pour connaître les intentions des dieux.
La religion imprégnait la conception du temps et de l’espace, la construction des villes, la distribution des terres, l’établissement des institutions, la production artistique. Le peuple étrusque nous sera présenté par ses rites, ses prêtres et ses croyances.
3 juin 2024 – Les luttes féministes avant le suffragisme
Conférencière : Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre en France au XIXe siècle, enseignante à Paris-Est Marne-La-Vallée.

Dans l’histoire des luttes féministes, on connaît en général les « suffragettes » de la fin du 19e siècle, mobilisées pour arracher le droit de vote. À ce mouvement qu’on nomme parfois « première vague », on reconnait comme une lointaine mais magistrale grand-mère : Olympe de Gouges avec sa Déclaration des Droits de la Femme.
Pourtant, tout au long du 19e siècle, de nombreuses femmes, quelques hommes aussi, se sont battus pour les droits des femmes, pour leur égalité avec les hommes. Fanny Raoul, Jeanne Deroin, Pauline Roland, Eugénie Niboyet, Désirée Gay, Olympe Audouard, Paule Minck, André Léo, Maria Deraisme, Louise Michel pour n’en citer que quelques-unes, des ouvrières pour nombre d’entre elles, des socialistes, des révolutionnaires, méritent pourtant qu’on les réintègre dans l’histoire des luttes féministes.
C’est à la découverte de textes féministes mal connus, d’organisations, de combats que cette conférence vous invite.
Changement de programme : la conférence du 10 juin remplace celle initialement prévue : Les cellules souches, par Valérie Coronas, qui aura lieu le 24 juin
10 juin 2024 – Elégances de la Belle Epoque : peintres mondains et grands couturiers
Conférencier : René Ventola, ancien styliste, chargé de cours d’histoire de l’art et du costume à l’Atelier des arts plastiques de Royan

La Belle Epoque, des dernières décennies du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale, fut une période d’intense et brillante vie mondaine pour les classes privilégiées. Dames de l’aristocratie, demi-mondaines, artistes et comédiennes célèbres en furent les figures emblématiques et admirées .
Dans un contexte de grand luxe très codifié, les premiers « grands couturiers » – Worth, Doucet, Paquin, Poiret … – les parèrent de toilettes somptueuses et les grands peintres mondains – Boldini, Sargent, Tissot, Béraud … – les ont immortalisées avec talent et brio, laissant à la postérité les images nostalgiques d’une élégance portée à un degré inégalé.
Changement de programme : la conférence du 17 juin remplace celle initialement prévue : L’esclavage en Grèce ancienne par Paulin Ismard
17 juin 2024 – La rousseur dans l’art et les mentalités
Conférencier : Daniel Bernard, écrivain, spécialiste des pigments anciens et de la symbolique des couleurs

Du blond vénitien des modèles du Titien à Grenouille du Parfum de Süskind, de Judas à Marie-Madeleine, de Nana de Zola à Elizabeth Siddal, la muse des Préraphaélites du XIXe siècle, les artistes n’ont cessé de voir dans le roux la représentation du pacte faustien. Pour eux, le diable se niche dans la rousseur des traîtres, des femmes fatales.
La séduction des rousses est un questionnement ancien. Pour le blond vénitien, les modèles du Titien, du haut des altanas, se
peignaient les cheveux avec leur urine de la nuit. La littérature avec Poil de carotte de Jules Renard, la mode avec Sonia Rykiel ou le 7ème art avec ses flamboyantes actrices, nul n’échappe à la fascination des rousses et des roux
Dante Gabriel Rossetti Regina Cordium 1860
17 juin 2024 – L’esclavage en Grèce ancienne
Conférencier : Paulin Ismard, agrégé d’histoire, professeur d’histoire ancienne à l’université Aix-Marseille

On présente souvent l’Athènes de l’époque classique comme la première société esclavagiste de l’histoire. De fait, le poids démographique de la population esclave y était considérable. Les esclaves étaient présents dans tous les secteurs de l’économie. La démocratie athénienne elle-même doit en partie son avènement à l’essor foudroyant de l’esclavage. Mais l’essentiel tient surtout à la centralité de l’institution esclavagiste dans l’imaginaire athénien.
Et si l’on considère que la Grèce ancienne est deux fois notre passé – le passé bien réel d’une grande partie de l’Europe, et son passé rêvé, soit une inépuisable source d’inspiration toujours susceptible de s’actualiser au cours de son histoire –, alors il faut aussi être sensible à la façon dont l’héritage esclavagiste antique ne cesse d’accompagner jusqu’à aujourd’hui, à la manière d’un membre absent, certains de ses legs les plus admirables.
10 juin 2024 – Les cellules souches
Conférencière : Valérie Coronas, professeure de neurosciences à l’université de Poitiers et chercheuse au laboratoire Canaux et Connexines dans les Cancers et les Cellules Souches.

Symboliquement décrite dans la mythologie, la régénération des tissus a été étudiée à partir du 18ème siècle par Abraham Trembley qui démontre la capacité de l’hydre à reconstituer deux organismes entiers lorsqu’elle est coupée en deux. Depuis, il est apparu que de nombreux organismes, mais pas l’être humain, sont capables de régénérer un membre après une blessure.
Chez l’Homme, les premières cellules souches identifiées et utilisées en thérapeutique ont été celles de la moelle osseuse. Ces dernières années ont vu un engouement croissant pour les cellules souches tant du point de vue de la recherche fondamentale que de l’espoir thérapeutique qu’elles laissent entrevoir.
L’objectif de cette conférence est de présenter les différents types de cellules souches et d’apporter un éclairage sur les avancées concernant leurs utilisations, leurs potentialités et leurs limites.
