Rendez-vous lundi 15 h 00 à l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron,

pour la conférence hebdomadaire, ouverte à tous.

Abonné·e·s : gratuit. Adhérent·e·s : 6 €. Non adhérent·e·s : 8 €

1/2 tarif pour les personnes en recherche d’emploi

Accès aux personnes à mobilité réduite

Charles Christopher Parker, dit Charlie, surnommé aussi « Bird » débute le saxophone à l’âge de 11 ans. Il devient très vite un musicien de génie, virtuose, et certains disent même visionnaire. Il s’inscrit comme le plus grand soliste et le plus grand improvisateur de l’histoire du jazz, aux solos endiablés, pionnier du Bebop. Parker, profond, imprévisible, suicidaire, a eu un règne en un sens éphémère, mais a laissé une empreinte si profonde que, même aujourd’hui, nombreux sont les jeunes musiciens qui, de par le monde, en revendiquent l’héritage.

Le Bebop, ou Bop, au tempo très rapide, issu du swing et du boogie, est à l’origine du rock et le point de départ du jazz moderne.

Jacques Ravenel, lui-même saxophoniste de renom, enseignant, conférencier, retracera le parcours artistique de Charlie Parker, son œuvre, son histoire et bien sûr le Bebop, courant musical majeur du jazz, facile à imaginer comme « une révolution sortie de nulle part », alors que certains pensent qu’il est né du « désir des noirs de récupérer le jazz des mains des blancs ».


Depuis leur découverte en 1850, les images rupestres du Sahara, peintures et gravures, ont révélé un monde fascinant. Pourtant, il a fallu attendre les années 1950 pour que le grand public soit informé de leur existence, et prenne connaissance de la disparition d’un ancien « Sahara vert » qui, aujourd’hui, fait rêver. Au Sahara central, sur les parois ornées du plateau tassilien, des représentations de girafes, éléphants, crocodiles, rhinocéros et hippopotames côtoient des scènes illustrant la vie quotidienne des populations disparues qui nous ont légué ces milliers de chefs-d’œuvre.

Cet ensemble témoigne d’un changement climatique radical, d’une ampleur comparable à celui qui nous attend. Ce changement a-t-il été abrupt ou progressif ? Ces images témoignent-elles du passé d’une ou plusieurs civilisations ? Quand celles-ci ont-elles vécu… et disparu ? Ce n’est que depuis quelques années que ces images commencent à réellement livrer leurs secrets


Le 18 juillet 1936, les armées du général Franco organisèrent un coup d’État contre la République espagnole et son gouvernement de Front populaire.

Si les régions traditionalistes et les forces de droite et d’extrême droite se rallièrent au général Franco, ce ne fut pas le cas de la Catalogne, du Pays basque et de Madrid, régions et villes dans lesquelles les travailleurs prirent les armes et terrassèrent momentanément la rébellion militaire. Dans ces régions, on assista à un début de révolution sous l’impulsion notamment des anarcho-syndicalistes. Très vite, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie vinrent renforcer le camp franquiste par une aide massive en combattants et en matériel. Au contraire, les gouvernements anglais et français décidèrent d’une politique de non-intervention. Les communistes organisèrent des Brigades internationales, avec l’appui de l’URSS.


Mais vite, des dissensions affaiblirent le camp républicain et facilitèrent la victoire de Franco, définitive en février 1939, déclenchant la fuite éperdue, essentiellement vers la France de 500 000 Républicains environ (la Retirada).


Louis-Ferdinand Céline a lié sa vie et son œuvre à Paris et sa banlieue. Sa vie d’écrivain bien sûr, mais aussi son métier de médecin, profession tantôt adorée tantôt honnie (« la médecine, cette merde » dira-t-il dans Mort à crédit), qu’il ne reniera jamais.

Né à Courbevoie et mort à Meudon, c’est aussi la banlieue que traverse Céline de sa jeunesse jusqu’au crépuscule de sa vie. Mais la médecine l’a amené aussi à parcourir le monde, à se confronter à la misère des faubourgs et à l’hygiénisme, avant qu’il ne devienne l’écrivain célèbre que l’on connaît notamment pour Voyage au bout de la nuit.

Parcours riche en péripéties de toutes sortes que celui de cet homme dont le destin, les prises de position et l’œuvre n’ont pas fini d’alimenter les discussions…


Depuis 2020, le continent africain a été le théâtre de 9 coups d’État, qui ont conduit au pouvoir des juntes militaires à la place de présidents considérés comme démocratiquement élus. Ces « ruptures de l’ordre constitutionnel » témoignent à la fois d’un mécontentement des populations mais aussi d’une crise de la démocratie sur laquelle il convient de s’interroger.

Depuis le discours de François Mitterrand à La Baule en 1990, les pays africains se sont pliés à l’injonction démocratique formulée par les pays occidentaux. Mais la greffe n’a pas toujours bien pris, et elle a parfois généré des mauvais usages ou même des rejets.
Cette conférence analysera l’évolution des modes de gouvernance en Afrique entre la période précoloniale et les indépendances. Elle proposera des éléments de réponse à la question de savoir pourquoi la plupart des pays du continent rencontrent des difficultés pour appliquer un modèle venu de l’extérieur. En se repliant sur le « Sud global », l’Afrique s’oppose de plus en plus à l’Occident et se laisse tenter par les régimes dits « illibéraux ». Il est vrai que 8 % seulement des habitants de la planète vivent dans une démocratie considérée comme parfaite.


D’où vient l’énergie qui fait vivre notre climat ? Cette conférence vous invite à découvrir comment le rayonnement solaire façonne les phénomènes climatiques sur notre planète : nous verrons comment l’atmosphère et la surface de la Terre absorbent et renvoient cette énergie, et comment les scientifiques utilisent la notion de forçage radiatif pour mesurer l’impact des activités humaines sur le climat, selon les travaux du GIEC.

Spécialisé en Sciences pour l’ingénieur dans les domaines des transferts de chaleur et de l’énergétique, Vincent Ayel effectue ses recherches en lien direct avec le secteur du transport terrestre, aérien ou spatial. Dans une approche de vulgarisation scientifique, il mettra ses connaissances en physique au service d’une meilleure compréhension du climat et de ses mécanismes.



René Ventola nous expliquera l’influence du Japon dans la peinture, les arts décoratifs, la littérature, la musique et jusque dans la mode, à la fin du XIXe siècle.

Lorsque, dans les années 1860, le Japon entame des relations diplomatiques avec plusieurs pays occidentaux, quantité d’objets d’art sont proposés dans les boutiques spécialisées de plusieurs grandes villes européennes, en particulier à Paris, ce qui va susciter aussitôt un incroyable engouement que l’on désigna du nom de « Japonisme » auprès des amateurs cultivés, tels Gauguin ou Van Gogh.

Les porcelaines, laques, estampes, et autres kimonos de soie seront rapidement montrés dans le cadre des Expositions universelles.


193 essais nucléaires ont été accomplis en Polynésie entre 1966 et 1996. Ce programme militaire français, hors-norme par sa durée et son ampleur, a eu un impact énorme sur le territoire, ses habitants et son environnement. Cette conférence abordera l’histoire de la bombe dans le Pacifique du point de vue des autorités comme des Polynésiens et donnera des clés pour comprendre son importance encore actuelle sur place.