Rendez-vous lundi 15 h 00 à l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron,

pour la conférence hebdomadaire, ouverte à tous.

Abonné·e·s : gratuit. Adhérent·e·s : 6 €. Non adhérent·e·s : 8 €

1/2 tarif pour les personnes en recherche d’emploi

Accès aux personnes à mobilité réduite


Pourquoi le plus célèbre des compositeurs polonais, véritable étendard de son pays natal, porte-t-il un nom français ? Pourquoi a-t-il fait carrière à Paris ? Pourquoi, et de quoi est-il mort si jeune? Et surtout qu’est-ce qui explique le succès universel de cet homme qui n’a presque écrit que pour piano seul, sans la moindre messe ni opéra ? Peut-être l’exil forcé vécu à 20 ans qui touche le grand public mélomane ?

A l’écoute de ses plus belles pages et à travers les témoignages de George Sand, Franz Liszt, Hector Berlioz, Eugène Delacroix, Robert Schumann et Félix Mendelssohn, Michèle Lhopiteau Dorfeuille se propose de vous conduire à la rencontre de cet homme si pâle, si frêle et si séduisant, de ce Mozart polonais lui aussi hanté par son art.

Ci-dessous la liste des œuvres proposées à l’écoute pendant cette conférece, avec l’âge de Chopin au moment où il les a écrites :

  • Audition 1 : première œuvre de Chopin : la Polonaise en sol mineur Opus posthume (7 ans)
  • Audition 2 : Rondeau à la Mazur en fa Majeur Opus 5 (15 ans)
  • Audition 3 : début de la Sonate n° 1 pour piano en ut mineur (17 ans)
  • Audition 4 : extrait du Rondeau de concert à la Krakowiack Opus 14 pour piano et orchestre (18 ans)
  • Audition 5 : Trio pour violon, violoncelle et piano en sol mineur (19 ans)
  • Audition 6 : mouvement lent du Concerto pour piano et orchestre en fa mineur (19 ans)
  • Audition 7 : Nocturne n° 20 en ut dièse mineur (19 ans)
  • Auditions 8 et 9 : Etudes n° 1 n° 3 (19 ans)
  • Audition 10 : Etude révolutionnaire en ut mineur (21 ans)
  • Audition 11 : Grande valse brillante Opus 18 écrite à Paris (23 ans)
  • Audition 12 : Ballade n° 1 pour piano en sol mineur, qui va être donnée en concert à Paunat (achevée à Paris 25 ans)
  • Audition 13 : Valse dit de « L’adieu » en la bémol Majeur (27 ans)
  • Audition 14 et 15 : préludes n° 4 en mi mineur et n° 6 en si mineur tous deux achevés à Valledemosa (Majorque) (29 ans) et qui seront tous deux joués à l’orgue à son enterrement.
  • Audition 16 : début de la Ballade n° 4 en fa mineur écrite à Nohant (32 ans)
  • Audition 17 : première Mazurka n° 1 de Chopin (8 ans)
  • Audition 18 : la dernière œuvre de Chopin : la Mazurka en sol mineur écrite quelques semaines avant sa mort (39 ans)
  • Audition 19 : la Marche funèbre (tirée de la sonate n° 2 pour piano) mais orchestrée pour l’enterrement de Chopin au Père Lachaise

Dans l’effervescence culturelle des années 1970, un vent d’audace souffle sur les cinéastes du continent africain. En Angola, au Cap Vert, à São Tomé et Principe, en Guinée Bissau, et au Mozambique, réalisatrices et réalisateurs accompagnent les luttes de libération contre le colon portugais et dessinent les rêves de l’indépendance. Cinquante ans plus tard, que reste-t-il de ces images et de ces récits ?

Dans cette conférence à deux voix, Chloé Buire et Daniela Ricci proposent un parcours dans les cinémas luso-africains d’hier et d’aujourd’hui, et explorent comment la verve révolutionnaire des luttes anticoloniales, vite étouffée par les régimes autoritaires d’après l’indépendance, refuse malgré tout de s’éteindre. À partir d’extraits de films et portées par leur passion commune pour ces films parfois miraculés et souvent miraculeux, elles s’interrogent sur les fantômes des décolonisations inachevées et sur les utopies que le cinéma s’obstine à faire vivre.

La conférence sera suivie d’un film, avant-première du festival.


À chaque marée basse, l’île d’Oléron s’agrandit d’un tiers de sa surface, révélant des estrans variés où chacun peut trouver son bonheur : des coquillages à déguster, des crabes à capturer, des étoiles de mer à admirer… Les possibilités sont innombrables et ouvertes à tous. Depuis la Préhistoire, la pêche à pied est un moyen de subsistance essentiel, symbole des relations entre l’Homme et la Nature. Grâce à l’ingéniosité des Oléronais, les ressources marines accessibles ont permis d’éviter les grandes famines qui frappaient ailleurs. Aujourd’hui, ce loisir est devenu si populaire que l’équilibre écologique des milieux est parfois menacé.

Le CPIE Marennes-Oléron, engagé depuis 2004 sur ce sujet, a changé les choses en menant une action de pédagogie et de coopération entre scientifiques, décideurs et pêcheurs à pied. Ce travail associatif, plébiscité et déployé au niveau national, a permis d’améliorer la situation.


Oriane Cherrier abordera les changements sociétaux, la modification des modèles familiaux ou des rapports à l’école et aux apprentissages.

Comment grandissent aujourd’hui les enfants de ce monde si différent de ce que leurs parents et grands parents ont connu ?

Cette conférence explorera cette thématique, les conséquences sur les relations grands-parents/petits enfants et apportera des pistes de réflexion pour éclairer ces processus et mieux comprendre cette génération.

Victor Hugo et ses petits-enfants Georges et Jeanne, 1881, photo Achille Melandri

Oriane Cherrier nous a conseillé quelques ouvrages pour poursuivre les réflexions entamées lors de sa conférence :

  • Éduquer, tout ce qu’il faut savoir d’Isabelle Filliozat
  • La discipline positive de Jane Nelsen
  • Enfants et adolescents en mutation de Jean-Paul Gaillard
  • Moi, je et Trop de choix bouleverse l’éducation de Daniel Marcelli
  • Parenting, le parent aussi est une personne de Raphaële Miljkovitch

Après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, les troupes allemandes battent en retraite mais sur ordre d’Hitler, certaines zones autour des bases sous-marines sont conservées et se constituent en forteresses. C’est le cas de La Rochelle avec les Iles de Ré et d’Oléron.

La convention entrée en vigueur le 20 octobre 1944 définit les règles sur le front entre les Forces Françaises et les troupes allemandes.

A l’intérieur, la vie s’organise tant bien que mal, avec les restrictions dans le domaine de l’alimentation, des fournitures d’énergie, de la circulation des personnes. Les combats continuent dans la zone située entre les lignes. Le dernier combat est déclenché le 30 avril pour la libération d’Oléron.

Bibliographie évoquée par Mr Brousseau lors de sa conférence:

  • Charente-Maritime 1940-1945 Occupation, Résistance, Libération Henri Gayot (épuisé)
  • Meyer  et Schirlitz Les meilleurs ennemis Robert Kalbach et Olivier Lebleu Editions La Geste
  • Camps d’internement en Poitou-Charentes Vendée Jacques Perruchon Editions Cairn
  • La Rochelle 1939-1945 Collectif sous la direction d’Annick Notter et Nicole Proux Geste Edition
  • La Rochelle, poche de l’Atlantique Christiane Gachignard
  • Quotidien et moral des combattants volontaires des sièges de la Pointe de Grave, de Royan et de La Rochelle en 1944-1945, Écrits d’Ouest, 2011, n°19 (Stéphane Weiss) 
  • Marcel Delafosse Journal d’un Rochelais sous l’occupation. Sous la direction d’ Albert-Michel Luc et Louis-Gilles Pairault Geste Editions
  • Journal de Mademoiselle Junca (Archives départementales)
  • Journal de Mme Lafuste (cité par Lebleu et Kalbach)
  • Travaux de Xavier de Ronne, Pascal Fauvin, Luc Braeuer. Ouvrages en librairie actuellement.
  • Entre autres : La Rochelle bombardée 1940-1945 Xavier de Ronne (auteur-éditeur)
  • Publications de l’ AHGPA sous la direction de Michel-Albert Luc et Jean-Luc Dupas.

Sur Internet : bunkers-oleron.fr 
et le film Oleron voices. Pour en savoir plus sur le film : https://www.liberation-seudre-oleron.fr/oleron-voices/


Que savons-nous de Clovis ? Le vase de Soissons, son baptême, sa femme Clothilde ? C’est peu pour un roi qui a régné 35 ans ! Avons-nous déjà oublié sa conquête de l’aquitaine sur les Wisigoths, sa traversé d’une grande partie de l’Europe, ses conquêtes des territoires au Nord, à l’Est et au Sud ?

Nous découvrons comment Clovis a pu vibrer et ressentir sa conquête d’une partie de la Gaule, de la Belgique et de l’Allemagne. Nous découvrons aussi son cheminement spirituel, qu’accompagnent son épouse Clothilde et les évêques, vers sa conversion.

Au fil du récit un roi complexe se dévoile, la double image du barbare conquérant et du converti qui pose les premières pierres de ce que sera la France puis l’Europe.


Attention cette conférence aura lieu à 14 h 30 car nous devons rendre la salle de cinéma plus tôt que d’habitude. Au programme du festival Les Nuits Arméniennes figure en effet le film de Robert Guédiguian, Une histoire de fou, projeté à 16 h dans cette même salle et suivi d’une rencontre en visio-conférence avec le réalisateur. Cette projection n’est pas comprise dans le prix de la conférence.


Raymond Kévorkian, historien français d’origine arménienne, est un directeur de recherche émérite, un ancien enseignant à l’institut français de géopolitique Université Paris VIII à Saint-Denis.

Il préside la Fondation Musée-Institut du Génocide des Arméniens d’Erevan.

Il a été commissaire de plusieurs expositions, et l’on ne compte plus le nombre de publications auxquelles il a participé.

Il a publié de nombreux ouvrages, tous consacrés à l’histoire contemporaine de l’Arménie et des Arméniens. Il est l’historien avec un grand H du génocide des arméniens.

Cette conférence se propose de mettre en exergue les secrets d’une résistance, d’une longévité, à travers plusieurs épisodes révélateurs, s’étalant sur trois millénaires.

Photo de Naré Gevorgyan sur Unsplash



En 1533, l’Europe connaît un séisme politique et religieux. Henri VIII, roi d’Angleterre, décide de divorcer d’avec Catherine d’Aragon et d’épouser Anne Boleyn. Il se heurte au refus du pape Clément VII. François 1er saisit l’opportunité d’un rapprochement avec l’Angleterre dans le conflit qui l’oppose à Charles Quint. Il dépêche auprès d’Henri VIII un ambassadeur, Jean de Dinteville, chargé de lui porter un message dans lequel il promet d’intercéder auprès du pape en échange du soutien du souverain anglais. Jean de Dinteville fait la connaissance de Hans Holbein, peintre officiel à la cour d’Henri VIII. De cette rencontre va naître le célèbre tableau Les Ambassadeurs.

Au cours de ses recherches sur le dialogue artiste-scientifique, Allain Glykos a étudié le rôle de la perspective dans les œuvres de la Renaissance dont, notamment, Les Ambassadeurs d’Holbein.



Au terme de 15 années de recherches, Laurent Delenne a pu reconstituer une centaine de destins de simples soldats ou sous-officiers originaires des Deux-Sèvres recrutés à l’époque du Consulat et du Premier Empire, ces parcours étant représentatifs de celui des conscrits de la majorité des départements français. Comment ces hommes étaient-ils recrutés ? Qu’ont-ils vécu sous les aigles impériales, et quel a été leur quotidien, notamment au travers des lettres adressées à leurs parents ?

Enfin, pour ceux ayant eu la chance de revenir de leurs campagnes à travers l’Europe, quel a pu être leur devenir et aussi leur combat afin de voir leurs services reconnus ?




En Avril 2025 Bernard Moitessier aurait fêté ses 100 ans si la maladie ne l’avait emporté en 1994.

Né en Indochine, l’actuel Vietnam, il y a acquis l’essentiel de ce qui a fondé sa vie d’adulte, choisissant la liberté entre la mer et le ciel pour aller au-delà de l’horizon, curieux de découvrir des terres et des populations pour lui inconnues. Assumer cette volonté d’être entièrement responsable de sa vie n’a pas été chose facile, mais à chaque échec, il a su trouver la force de rebondir, en lui-même et avec l’aide des amis de rencontre. Ecrivain talentueux, il a suscité chez nombre de passionnés de voile le désir de partir loin sur les océans.
Au caractère pragmatique et minimaliste de sa conception de la navigation à voile, très éloignée de l’idée de record, s’ajoute le caractère humaniste et contestataire de l’homme, œuvrant pour participer à l’évolution du monde.
« Le bateau, c’est la liberté, pas seulement le moyen d’atteindre un but ».