La Cie Rêvolution présente en première partie de soirée une performance incisive à 360° : Uppercut. Trois filles sur pointes dans un espace délimité, une sorte de ring, de cage, un dance floor… Pas de ballerines ou de tutu, mais des danseuses atypiques qui ont décidé dans leurs apprentissages d’urbaniser leurs danses classiques. La pointe, cet outil qui sert à l’élévation, va devenir ici une arme affutée, des lames tranchantes qui vont cisailler l’espace et dessiner des formes géométriques, carnassières.

Puis c’est au tour de One Man Pop qui fait entrer dans l’arène un danseur hors-norme qui excelle dans la technique du popping. Une esthétique explosive, un visuel percutant, des coups de corps avant l’uppercut et le K.O final. Ici le regard est brouillé, le réel flouté pour emmener le public vers une alchimie entre musique et danse. Une symbiose totale où le son contamine le mouvement. Plus qu’une danse, le popping consiste à faire vivre la musique à travers la danse à un point extrême si bien que le visuel et l’auditif se confondent.