L’existence de poupées, isolées ou multiples, au cœur de la vie monastique féminine ne peut manquer d’étonner. Les « jeux » qu’elles suscitent (déplacements comme maniements) intriguent tout autant, lors même qu’ils ont peu intéressé les anthropologues des faits religieux et, encore moins, les collectionneurs de jouets anciens.

Un premier état des lieux permet néanmoins de distinguer, d’une part, des usages infantiles, exogènes et plus ou moins ludiques attestés en France du XVIIIe au début du XXIe siècle, et d’autre part, des fonctionnalités plus utilitaires avec la fabrication et la conservation, au sein même de certaines communautés, de poupées-mannequins en habits de novices, professes, converses, voire postulantes, destinées à servir de modèles conformes.

Plus récemment, le désir de garder mémoire du catholicisme d’antan a poussé certain-e-s nostalgiques de celui-ci à habiller en religieuses des poupées dont les collections font le succès de quelques musées : les publics s’y enchantent de figurines féminines miniaturisées devenues, loin de toute préoccupation spirituelle et malgré (ou grâce à) leurs atours monastiques, proprement « exotiques ».
Bonnes à exposer, donc à consommer ?

Cette conférence de Nicole Pellegrin a remplacé celle initialement prévue :

A toutes les époques de l’histoire, le costume a passionné les femmes et les hommes. Le costume est déterminant, il est l’indicateur de la position sociale, de la fonction, du rapport à la mode…
Tant de peintres ont pris plaisir à mettre en valeur, dans des scènes de genre, le costume de leurs modèles ou de leurs personnages. Tant de grands couturiers, de par leurs créations, ont changé la tenue vestimentaire de leur époque.


René Ventola vous fera découvrir une des périodes de l’histoire du costume, la mode en 1900 qui se caractérise par une passion pour les dentelles, les courbes, les belles coiffures et les couvre-chefs originaux.


Le dimanche 19 août 1792, à Moncoutant, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres, plusieurs centaines de jeunes ruraux refusent le tirage au sort de « volontaires » devant partir aux frontières. Ils désarment les quelques gendarmes présents et saccagent la maison de l’administrateur Puichaud.

Ainsi débute une révolte qui va embraser pendant 6 jours tout le bocage bressuirais. Mais plus qu’une simple insurrection, cet événement peu connu marque les premiers instants de la terrible guerre civile vendéenne…


Ces deux grands mouvements du XXe siècle ne sont pas si éloignés que l’on pourrait le penser.
Les musiciens comme les pilotes nous montrent tous les processus de leur art, in fine leur liberté acquise dans leur propre domaine, les uns tutoyant les étoiles, les autres les hautes sphères de la mélodie.


Jacques Ravenel mettra en évidence les moments où les deux grands domaines se sont rencontrés, avec des extraits audio et vidéo.
Dans cette balade historique et musicale, les passionnés d’aviation pourront découvrir le jazz et les fervents admirateurs de cette musique pourront en apprendre davantage sur l’aviation.


Le goulag est l’un des systèmes répressifs les plus impitoyables et les plus meurtriers du XXe siècle. Pourquoi et comment l’URSS a-t-elle créé, au fin fond de la Sibérie, ce système de camps dont l’existence fut révélée à travers le monde en 1973 par l’écrivain Alexandre Soljenitsyne et où 20 millions de prisonniers ont été exploités et broyés ? Que sait-on du goulag ? Quels étaient les motifs d’arrestation ? Combien de détenus, de morts ? Dans quelle mesure ce système a-t-il participé au développement économique de l’URSS ? C’est sur ce récit historique douloureux que François Aymé nous proposera son regard affuté d’auteur, scénariste, réalisateur. Né à Niort, passionné du 7e art, François Aymé est Commissaire du festival international du film d’histoire de Pessac, il dirige le cinéma Jean Eustache à Pessac et préside l’AFCAE (association française des cinémas d’art et d’essai).


Dans l’entourage des comtes-ducs d’Aquitaine et de Poitou (de Guillaume IX à Aliénor), ce « siècle d’or » a connu l’éclosion de la polyphonie et l’avènement de la Fin’Amor des troubadours, et des trobairitz, musique et poésie associées. Une véritable renaissance « humaniste » avant l’heure, faisant des Arts Libéraux une réalité « libératrice » pour les hommes et les femmes de ce temps.


Enfin – et surtout – ce XIIe siècle verra la création d’une lyrique courtoise en langue vernaculaire tout à fait novatrice, qui s’étendra, et pour longtemps, dans une grande partie de l’Europe occidentale. Sans oublier que cette lenga romana, l’occitan, fut adoptée de façon consensuelle (et comme par miracle) par tous les troubadours, partout jusqu’en Catalogne, Castille, Galice, Portugal, Italie, Sicile… et parfois bien au-delà.


On associe volontiers, et avec raison, le règne de Napoléon Ier au déclin de la puissance maritime française. Il suffit de citer Aboukir, Trafalgar ou l’affaire des Brûlots pour résumer la succession d’échecs navals du Premier Empire. Pourtant, lorsqu’on scrute les archives maritimes, l’image qui s’impose est celle d’une société française tournée vers la mer et qui s’adapte à la rigueur des temps. En prenant l’exemple des côtes saintongeaises, le constat est celui d’une vie maritime qui s’intensifie alors même que ses horizons se rétrécissent. C’en est fini des marins saintongeais sur toutes les mers du globe, mais le monde des petites pêches côtières connaît alors un dynamisme inédit. Ainsi, dans la douleur d’une époque belliqueuse, on assiste à la naissance de l’économie maritime que nous connaissons encore sur nos côtes.


Pour soutenir nos états d’âme, pour accueillir et honorer la beauté, nous avons besoin d’une relation poétique au monde. Mais beaucoup d’entre nous, échaudés par l’ennui ou l’hermétisme de certaines approches, évitent poliment la poésie.

Pourtant notre besoin de ressourcement demeure, et cette présentation propose une sorte de « menu découverte », variant les saveurs, et accessible à tous. Bercé par la musique des mots et des instruments, éclairé par un récit, on voyage parmi des trésors du XVIe au XXe siècle. Poèmes et musiques de joie, de tristesse ou de rêverie, œuvres choisies de Hugo, Angèle Vannier, Baudelaire, Rimbaud…


A partir d’une importante collection d’images dites « de communion » ou « de dévotion », il s’agira de raconter des faits réels de l’Histoire de France, de la Révolution de 1848 jusqu’aux deuils des guerres des années 60. Dans ce contexte, l’image pieuse n’est plus, ou n’est plus seulement, une image et un texte de dévotion, elle raconte la version catholique de l’événement historique en temps réel.

Ainsi, la mort de l’archevêque de Paris, Mgr Affre, sur les barricades de Paris en juin 1848 entraîne-t-elle une série d’images qui deviennent autant de reportages quasi photographiques de l’événement. Elles peuvent aussi devenir des outils de propagande, d’adhésion ou de contestation. Elles peuvent s’inscrire dans un courant de pensées, conservateur ou progressiste, et, aux mains des éditeurs, peuvent devenir un moyen d’affirmer et de faire partager leurs convictions politiques.


L’histoire de Zénobie, personnage mythique mais bien réel, se confond avec celle de Rome.

Ce que l’on sait de cette reine orientale s’inscrit dans le contexte de la succession rapide des empereurs, reflet de l’instabilité de l’Empire au IIIe siècle. Pour revêtir la toge impériale, elle établit sa légitimité en s’arrogeant les titres de pouvoir de son époux défunt. Son règne chaotique, de 267 à 272, la conduira à affronter les légions romaines et s’achèvera avec la destruction de Palmyre.

La destinée de cette femme décrite comme ambitieuse et cultivée fit couler beaucoup d’encre, dans l’Antiquité, puis dans la littérature arabe.