Agenda 

Le 3 novembre 2026, on évoquera la rentrée littéraire avec JE de Lilia Hassaine (Gallimard, 2026) et le roman victorien qui l’a inspirée, Jane Eyre de Charlotte Brontë (1847).

On peut écouter le podcast Jane Eyre disponible sur France Culture ; 10 épisodes (environ 25 mn chacun) https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-jane-eyre-de-charlotte-bronte

Quelques rendez-vous du Festival Visions d’Afrique 
  • Vendredi 16 octobre, rencontres en médiathèque avec Zineb Mekouar, autrice de La poule et son cumin (Points, 2023), Souviens-toi des abeilles (Folio, 2024).
  • Lundi 22 octobre, à 15 h, conférence UTL Le Code noir, entre mémoire et histoire par Cécile Vidal ; à 17 h, projection du film Sucre Amer de Christian Lara (1997).

On a lu, on lira

Quelques romans de la rentrée littéraire :

  • Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)
  • Philippe Jaenada, L’Inconnue du quai de Javel (Flammarion)
  • Colum McCann, Ce qui nous frôle sous la surface (Belfond)
  • Arundhati Roy, Mon refuge et mon orage (Gallimard); on en profite pour relire le roman qui l’a fait connaitre, Le Dieu des petits riens (Folio, 1997)

Et aussi :

  • Je voulais vivre de Adélaïde de Clermont Tonnerre (Grasset, 2025)
  • Je suis Romane Monier de Delphine de Vigan (Gallimard, 2026)
  • Ghost Stories de Siri Hustvedt (Gallimard, 2026)
  • Country girls une trilogie de Edna O’ Brien (Poche, 2024)

Et quelques-uns des « gros livres » recommandés lors de la séance de juillet 2026.


Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes

On ouvre la 16ème saison avec Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq (1951, éditions Corti).

Un temps pour présenter l’homme et l’ensemble de son œuvre, Julien Gracq, l’écrivain qui a refusé le Prix Goncourt pour ce roman aujourd’hui traduit en 26 langues. On pourra écouter des entretiens avec Julien Gracq, de 1969 et de 1977, grâce aux archives audiovisuelles disponibles sur ce lien.

Un temps pour partager nos appréciations : d’aucuns savourent la qualité de son écriture, la puissance évocatrice de ses descriptions de paysages imaginaires, son habileté à scénariser l’attente, voire l’abolition du temps ; d’aucuns disent combien cette lecture est puissante autant qu’exigeante ; d’autres enfin ont buté sur le style grandiloquent, quasi hiératique, de « cet écrivain qui s’écoute écrire ». Les extraits lus à haute voix illustrent la diversité de nos perceptions.

On s’accorde pour voir dans l’attente du narrateur Aldo, nommé observateur des forces légères, gardien de la torpeur où, depuis trois cents ans, s’enlisent les États ennemis d’Orsenna et du Farghestan, une métaphore de l’inéluctable décadence d’une civilisation et de son aristocratie. Le Rivage des Syrtes n’est alors pas sans lien avec Le Désert des Tartares de Dino Buzzati (1940) et Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa (1958). Voilà bien de quoi allonger nos listes de lecture …

Café littéraire du 29 septembre : Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes